Synopsis :
L'inégalité, l'injustice et l'exigence auxquelles nous expose le monde où l'on vit provoquent du stress et des dépressions chez beaucoup de gens. Certains craquent. Les Nouveaux sauvages est un film sur eux. Vulnérables face à une réalité qui soudain change et devient imprévisible, les héros des Nouveaux sauvages franchissent l'étroite frontière qui sépare la civilisation de la barbarie. Une trahison amour, le retour d'un passé refoulé, la violence enfermée dans un détail quotidien, sont autant de prétextes qui les entraînent dans un vertige où ils perdent les pédales et éprouve l'indéniable plaisir du pétage de plombs.
Ils sont méchants, ils sont violents, ils sont cruels, ils sont drôles, ils sont nous…. Ce sont Les Nouveaux sauvages, qui nous renvoient au meilleur de la comédie italienne des années 70. Film à sketchs argentin de Damian Szifron produit par Pedro Almodovar, Les Nouveaux sauvages est une œuvre burlesque, brutale, cynique et hilarante, un miroir violent et féroce de nos comportements qui raconte les histoires de ceux, qui, un jour, franchissent la ligne jaune, étouffés par les autres, par la société, par les lois ou la morale. C’est un pétage de plomb jouissif qui tâche et qui appuie là où ça fait mal.
Certes la réalisation est parfois maladroite, quelques longueurs sur deux sketchs principalement ralentissent le rythme, mais il y a longtemps qu’un film n’avait pas autant interpellé grâce à son humour noir ravageur et à son absurdité. Gros coup de cœur pour la géniale scène d’introduction, et pour la scène finale, qui emballent avec beaucoup de justesse, entre folie et espoir, l’ensemble du métrage. Les Nouveaux sauvages est un souffle d’air rance, qui dénonce les inégalités, la corruption et l’individualisme, un état des lieux inquiétant de la société argentine, bref un film indispensable.
Bande-annonce :





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