Synopsis :
À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego… S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir...
Mon avis :
Il y a parfois des évidences, pas besoin de discuter, de décortiquer, d’expliquer, il suffit de regarder, de recevoir…. Bref Birdman est un chef d’œuvre, un grand moment de cinéma. Filmé à la manière d’un plan séquence par Alejandro Gonzalez Inarritu (Babel, 21 grammes) Birdman suit Michael Keaton, star déchu à la recherche de reconnaissance, difficile de ne pas y voir un jeu de miroir entre Keaton/Batman et son personnage, Thomson/Birdman… Quel plaisir d’ailleurs de retrouver le formidable Michael Keaton, extraordinaire acteur depuis trop longtemps embourbé dans de tristes séries B. D’ailleurs Inarritu est un grand directeur d’acteur qui ne se contente pas dans Birdman de faire revivre Keaton, mais nous prouve également que Zach Galifianakis peut être un acteur plein de finesse et qui offre à Edward Norton son meilleur rôle depuis… Fight Club ? Sans oublier Emma Stone qui se fend d’un monologue foudroyant.
Birdman c’est également un grand film sur le métier d’acteur, sur Broadway, sur l’absurdité de la célébrité, sur l’oubli, une critique des critiques, des blogueurs, une réflexion sur notre société ultra médiatisé, sur la machine à rêve éphémère qui broie les hommes et les laisse… en slip sur youtube ! Un film puissant qui vous hypnotisera au rythme des tambours d’Antonio Sanchez, une mise en scène sidérante d’Alejandro Gonzalez Inarritu, quelques longueurs sur la fin mais certainement le premier très grand film de l’année 2015 !
Bande-annonce :





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